Discours de clôture du congrès par Sophie Binet
Cher·es camarades,
Je tiens d’abord à vous demander toute votre indulgence. Des conclusions de congrès, surtout d’un congrès comme celui-là, c’est très important.
La dernière fois, la feuille était blanche le vendredi matin à 9h et encore pour l’essentiel lors de mes conclusions, cette fois, elle était blanche à 1h du matin. Je tiens d’abord à saluer l’ensemble des membres de la CEC qui viennent de quitter la direction confédérale. Le mandat que nous avons vécu suite au 53e congrès a été très sportif, mais je tiens à dire, que si nous réussissons un si beau congrès aujourd’hui, c’est parce que, la CEC, élue dans des conditions si difficiles, a su, rapidement, malgré toute la difficulté et la violence du 53e congrès, se mettre au service de l’organisation.
Alors je vous demande d’applaudir, sans exception, l’ensemble des camarades qui nous quittent et dont je vais citer les noms :
- Wiam BAMA, Angeline BARTH, Ouria BELAZIZ, Dominique BESSONMILORD, Marie BUISSON, Mireille CARROT, Régis CRUNCHANT, Hervé DELATTRE, Alexandre FELS, Yves GAUBY, Guillaume GOBET, Diane GRANDCHAMP, Julien HUCK, Laurent INDRUSIAK, Amar LAGHA, Lionel LEROGERON, Benoît MARTIN, Rosa MENDES, Nathalie METCHE, Alexandra MEYNARD, Michel MOLESIN, Virginie PARENT, Sonia PELISSIER, Franck PERRIN, Nathalie VERDEIL.
- Pour la CFC : Nathalie DUGUÉ, Sandy PENNE, Chantal PICHOT, Dominique RODHES.
Vous restez bien sûr toutes et tous des militant.e.s de l’organisation, alors nous nous reverrons dans les luttes !
Je veux maintenant dire un mot plus particulier et plus personnel au sujet des 5 membres du bureau confédéral qui nous quittent aujourd’hui.
- Céline Verzeletti, surveillante pénitentiaire, co-secrétaire générale de l’UFSE. Je peux maintenant le dire, il y a prescription, c’est moi qui t’ai « tordu le bras » pour que tu restes au bureau confédéral après le 53e congrès, malgré la fatigue de 2 mandats et demi au bureau confédéral dans des conditions sportives. Je te remercie d’avoir accepté car
c’était une condition très importante au rassemblement de la CGT. J’aurai bien sûr préféré que ton mandat se termine dans d’autres conditions, mais je me félicite que tu restes militante CGT et je tiens à te remercier sincèrement pour tout ce que tu as apporté à notre organisation durant tes responsabilités de co SG de l’UFSE et membre du bureau confédéral.
- Sebastien Menesplier, Secrétaire général de la grande fédération des mines et de l’énergie jusqu’en 2025, celui qu’on appelle le « petit gars du nucléaire » au goût prononcé pour les chocolatines. Tu as, comme tous les autres membres du BC élus lors du 53e congrès, accepté en une nuit d’être membre du BC et je t’en remercie infiniment. Un
tournant de ta vie professionnelle t’a conduit à « réintégrer » le boulot en cours de mandat, rappelant ainsi très justement qu’à la CGT, être syndicaliste, ça n’est pas un métier mais un engagement. Et qu’on peut encore aujourd’hui, dans certaines entreprises où grâce à la CGT il y a encore de vrais déroulés de carrière, commencer ouvrier du nucléaire et finir cadre. Sebastien, c’est grâce au 53e congrès que nous avons appris à nous connaitre et je peux dire que ça a été un immense plaisir. Ta clairvoyance, ton sens de l’orientation syndical bien sûr, nous ont été très précieux, et je sais que nous pourrons toujours compter sur toi.
- Mireille Stivalla, aide-soignante, secrétaire générale de la fédération de la santé et de l’action sociale au moment du 53e congrès, tu as passé la main à Barbara Filhol en 2025, après un mandat fédéral qui fut loin d’être un long fleuve tranquille. Du gros temps et des tempêtes, Mireille en a traversé un paquet avec un flegme et une solidité assez incroyable, je te remercie de ta sincérité et de ton soutien permanent et de tout ce que tu as apporté. Tu vas, dans les prochains mois profiter d’une retraite bien méritée et je sais que nous ne manquerons pas de nous revoir.
- Boris Plazzi, métallo, en charge des questions internationales, qui, comme vous l’avez vu lors de ce congrès, a, comme il dit, « mouillé la liquette » jusqu’au bout et assuré avec brio la tenue des très belles séquences internationales du congrès. En bon rugbyman, Boris sait jouer collectif et tenir dans la mêlée. Boris, après plus de 10 ans passés au bureau confédéral, tu as souhaité rejoindre ta région d’adoption, la nouvelle aquitaine, et malgré toutes mes tentatives, je n’ai pas réussi à te dévier de cette trajectoire. Je suis donc obligée de m’incliner. Mais, comme tu sais, je ne lâche rien, et tu n’as pas encore totalement obtenu ton ticket de sortie. Alors chère Samantha – pour celles et ceux qui ne la connaissent pas Samantha Dumousseau est SG du comité régional nouvelle Aquitaine – je compte sur toi pour partager encore un tout petit peu…
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Sandrine Mourey, Sandrine Mourey, éducatrice sportive, secrétaire générale du comité régional Bourgogne-Franche-Comté. Chère Sandrine, je te remercie infiniment de ton dévouement à l’organisation, je te remercie d’avoir accepté de rejoindre le bureau confédéral alors que tu te remettais d’un cancer puis du décès de ta maman que tu as accompagnée jusqu’au bout. Tu as apporté énormément à notre bureau, piloté des négociations épiques face à celui que tu surnommes « cousin hub », les métallos auront bien sûr reconnu Hubert Mongon, pilote des négociations pour le patronat. Sandrine, ton charisme, ta rigueur ont réussi à déjouer les stratégies honteuses de division syndicale et d’isolement de la CGT développées par ce triste personnage.
Tu vas bien sûr nous manquer énormément au bureau confédéral mais j’ai réussi à te garder un petit pied à Montreuil et je te remercie d’avoir accepté, en plus de tes responsabilités de secrétaire du comité régional BFC, d’avoir accepté d’animer le réseau des comités régionaux.
Alors camarades, vous l’avez compris, vous l’avez vécu cette semaine contre vents et marées, ce congrès est celui du rassemblement. C’est un nouveau cap très important que nous avons franchi cette semaine ensemble. C’est important car c’est vital pour la force de la CGT, d’être toujours plus rassemblé, mais c’est aussi important car, et c’est aussi un des enseignements de cette semaine, c’est toujours celui qui rassemble qui gagne et cet enseignement vaut PARTOUT, tout le temps.
Je tiens, à nouveau, à remercier de leur présence de nos 2 anciens secrétaires généraux, Philippe Martinez et Bernard Thibault, qui, chacun à leur manière ont contribué à la réussite de ce beau congrès.